Ce qu’il faut pour Réussir au Japon quand on n’est pas doué

Imaginez. On est le 1er juillet 2017.
Vous débarquez à Tokyo avec un Working Holiday fraîchement reçu de l’ambassade du Japon.

  • Vous n’y connaissez rien en japonais.
  • Vous n’avez pas de diplômes.
  • Vous n’avez pas 10 ans d’expériences dans un domaine recherché au Japon.
  • Vous n’avez pas de plan.
  • Mais vous avez de l’argent (6 000 à 12 000€)

Mais votre rêve, c’est de vivre et de travailler au Japon. Sans pour autant avoir à se marier, ou vivre au crochet de son copain ou de sa copine japonaise.

La première question qui vient à l’esprit c’est :

Est-ce possible de réussir au Japon dans de telles conditions ? Est-ce que ça vaut le coût ?

La réponse que 99% des gens qui sont passées par là vous diront :

Non, c’est impossible.

Et là j’arrête l’article.

Peace & Action

Bye à plus.
LOL

Je sais que c’est une question que beaucoup se posent. Parce que le système scolaire tel qu’il est peut- être très cruel.

Redoubler par exemple est à double tranchant. Certains le prennent bien, et redoublent d’efforts l’année suivante. Alors que d’autres, se sentent exclus, refaire la même chose les ennuis. Et finalement décrochent sans pour autant être moins intelligent que les autres.

Je ne sais pas si vous savez mais au Japon par exemple. Un élève ne peut pas redoubler du CP jusqu’à la 3e. Le redoublement ne devient possible qu’a partir du lycée. Dans la majorité des cas, les élèvent qui redoublent au lycée abandonnent l’école.

Se retrouver dans une classe ou vous êtes le plus âgé n’est pas quelque chose de facile au Japon, vous vous retrouver de facto, hors de la norme, et possiblement ijimé.

Le modèle japonais n’est pas parfait. Car il pose du coup la question des élèves qui passent en classes supérieur, mais qui n’ont clairement pas le niveau. Tout ça pour vous dire qu’il existe d’autres systèmes, modèles, d’autres options auxquelles nous n’avons pas accès… prisonnier du système dans lequel on vit.

Du coup, se retrouver sans diplômes, ou avec des diplômes minimaux, n’indique en aucun cas, qu’on est moins capable que quelqu’un de sur diplômé.

D’ailleurs, l’observatoire des inégalités indique que seulement 16 % de la population française a un diplôme supérieur à Bac+2.
12% a un Bac+2.
16,5% a un Bac, Brevet prof. ou équivalent.
24,3% a un CAP, BEP, ou équivalent
6,2% a Brevet
25,2% a n’a aucun diplôme ou CEP (Certificat d’Etudes Primaire)

Quand on regarde ces chiffres on s’aperçoit que 3 quarts de la population n’a pas que le Bac ou en dessous.
Donc clairement, les diplômes à eux seules ne sont pas une indication de vos capacités, de votre potentiel.

L’important c’est d’avoir confiance en vous, en vos capacités, et bien sûr de bosser, de vous donner les moyens d’y arriver.

Parce que quand vous avez confiance en vous, en vos capacités, en votre potentiel. Vous vous posez les bonnes questions. Celles qui comptent vraiment.

Comment réussir au Japon dans ces conditions ?

  • Comment réussir sans diplôme ?
  • Comment réussir sans le Japonais ?
  • Comment réussir sans expérience ?
  • Comment réussir sans ce que vous n’avez pas ?

Bob Marley disait :

S’il n’y a pas de solution, alors il n’y a pas de problème.

Je pense qu’on pourrait traduire par ça :

Pour chaque problème, vous avez au moins une solution. Et si vous ne trouvez pas de solution, c’est que vous n’avez pas de problème. A
Autrement dit votre problème est mal énoncé, et la solution se trouve alors dans le problème lui-même.

Je m’explique pour la deuxième partie.

Si par exemple, vous ne trouvez pas de solution à « Comment réussir sans le Japonais ? » pour ce que vous voulez faire. C’est que la solution est dans le problème : apprendre le japonais.

Si vous ne trouvez pas de solution à « Comment réussir sans expérience ? » Pour ce que vous voulez faire. C’est que la solution est dans le problème : acquérir de l’expérience dans le domaine.

Du coup, si vous ne trouvez pas de solution à votre problème. Il y a de fortes chances que la solution se trouve dans votre question.

Mais revenons au problème initial.

Si vous vous retrouvez au Japon, avec du cash, mais sans diplôme, sans japonais, sans plans… Comment réussir ?

La première chose à faire, c’est justement de se poser, et de faire un plan.

Un mauvais plan sera toujours mieux que pas de plan du tout.

Que vous soyez diplômé ou non. Le risque de partir à l’aventure sans plan. C’est de vous retrouver dans une situation que vous ne voulez pas

Venir au Japon sans plan, c’est comme de vouloir construire une maison, sans décider du design, des matériaux, des fondations… c’est chaud quoi.

Donc à partir du moment où vous êtes là. Quel que soit votre situation. Il faut faire un plan.

Définir ce que vous voulez comme
Matériaux,
L’orientation de la maison, pour que la lumière soit optimale,
Le design des chambres,
De la cuisine,
Du salon,
Des fenêtres,
De la salle de bain,
De l’entrée,
La sécurité que vous voulez,
Et bien sûr les fondations nécessaire pour quelle tienne 100, 200, 300 ans.

Vous ne voulez pas d’une maison qui s’effondre sur vous demain… surtout au Japon.

Le premier danger lorsqu’on arrive au Japon. C’est l’indécision. Parce que quand on n’a pas défini ce qu’on veut faire. On se retrouve avec tellement de possibilités. Tellement de portes ouvertes qu’on est tenté de vouloir toutes les prendre, en pensant qu’elles nous sont toutes accessibles.

Alors qu’en réalité elles sont fermées… mais comme elles sont transparentes… ça ne se voit pas au début.

J’ai une connaissance, qui était tenté par faire prof de français, mais qui voulait aussi travailler dans le milieu sportif, dans l’hôtellerie, dans l’informatique ou avec la petite enfance…

Il n’a pas su se décider a temps. Il a enchaîné les jobs, et lorsqu’est arrivé le moment de trouver un vrai travail, il n’avait pas l’expérience suffisante pour supporter un visa de travail.

Au contraire, une autre connaissance qui s’est concentrer sur une seule chose, pendant tout son Working Holiday, à trouver une boite permettant de supporter son visa de travail.

Alors qu’il n’avait pas que Bac… contrairement à l’autre qui avait un Bac+2.

L’un savait ce qu’il voulait, ce qui lui a permis de faire un plan pour l’obtenir. Il a concentré ses efforts sur UNE CHOSE, il l’a pourchassé et attrapé.

L’importance d’un plan, d’avoir un objectif clair, précis, vous savez. Mais vous ne savez pas quoi faire, vous n’arrivez pas à vous décider.

Si c’est votre cas, vous devez explorer les opportunités que vous avez. Si vous n’en avez pas encore. Sortez, rencontrez des étrangers poser leurs des questions, prenez contact. C’est le meilleur moyen d’acquérir les informations que vous n’avez pas encore entre les mains.

Si je suis encore au Japon aujourd’hui. C’est parce qu’il y a 7 ans, sur un forum lié au Japon, j’ai pourchassé un mec qui disait avoir eu le visa de travail juste avec le Bac. Oui le même que je citais plus haut.

Je l’ai invité dans un café près de son lieu de travail. J’ai payé les 1840 yens aller-retour (Ome station- Shinagawa station), en plus du café pour deux. Alors que je survivais avec 500 yens par jour.

C’est sûrement l’un des meilleurs investissements que je n’ai jamais fait.

J’avoue que c’était un peu fou…
D’une part, ce que je ne savais pas. C’est qu’on se connaissait déjà… on s’était déjà croisé à Paris toujours dans le milieu japonais, (d’où l’intérêt de sortir et de rencontrer des gens).

Et d’autre part, parce que son expérience ma donner de l’assurance. J’ai aspiré sa chance, ses stratégies, les problèmes qu’il a dû surmonter, ainsi que les solutions.

Donc si vous ne savez pas quoi faire, l’erreur serait de s’isoler et vouloir tout faire jusqu’à trouver ce qui marche. Le truc c’est au contraire de s’ouvrir, de rencontrer d’autres personnes.

De profiter du fait que vous êtes déjà au Japon. Ces rencontres vous donneront des pistes, que vous pourrez ou non exploiter.

Mais au moins, vous serez au centre des informations. Ensuite à vous d’en tirer parti, d’agir dessus. Il y a des opportunités partout. Seulement la plupart des gens ne voient que les problèmes qui les dissimulent.

En rencontrant des japonais, votre japonais va progresser, s’etoffer, se developper. Vous atteindrez un niveau suffisant pour travailler au Japon.

En rencontrant des étrangers, vous découvrirez des opportunités dont personnes n’est au courant sinon eux même.

Vous savez c’est comme quand on est célibataire, on ne trouve personne avec qui se caser. Mais c’est dès qu’on a trouvé une ou un partenaire, que les prétendants défilent…

Pour le travail, c’est le même phénomène. Les offres d’emplois ont tendance à tourner autour de ceux qui sont déjà casés… le pire c’est que trop souvent, ils ne savent pas à qui refiler ces jobs. Car tous leurs potes sont eux-aussi casés…

Raison de plus, de sortir de son cocon, pour montrer que vous êtes là, que vous apprenez le japonais au quotidien, que vous êtes prêt à bosser dur pour créer votre place ici.

Maintenant que vous avez :

  1. Un plan avec un objectif précis
  2. Un agenda avec des expats à rencontrer

Il vous manque peut-être une chose… c’est la confiance en vous.

Parce que ce n’est pas quelque chose qu’on apprend à l’école (bizarrement). Si vous n’avez pas la chance d’avoir été éduqué avec ce sentiment. Si on vous à critiquer cracher dessus pendant des années. Il y a de fortes chances que vous vous dites…

C’est mort pour moi. Je n’ai pas le niveau. Je n’ai pas les diplômes. Si 99% des gens disent que c’est mort… c’est que j’ai 99% de chance de me manger.

Et on a la peur au ventre, on doute,… on se dénigre.

Tout le monde passe par la (sauf si vous avez un complexe de supériorité). L’idée, c’est que tout le monde a peur d’échouer. Tout le monde a peur de venir ici, que ça ne marche pas, et qu’on rentre déçu de son expérience japonaise.

Le secret pour vaincre sa peur, c’est de passer à l’action. Prendre son visa, venir au Japon, faire son expérience et voir si votre peur était réelle ou si c’était simplement le fruit de votre imagination.

Parce que quand on y réfléchit, la plupart des choses qui nous font peur ne se réalisent jamais. On arrive à surmonté la majorité des problèmes qui se présentent à nous.

Plus ces problèmes sont complexes, difficiles à résoudre et plus on est poussé à s’élever. En résolvant ses soucis, on devient une autre personne, une meilleure version de nous-même.

Et la vérité, c’est qu’on apprend encore plus dans l’échec que dans la réussite. Même quand tout ne fonctionne pas comme on a prévu. Même quand n’obtient pas les résultats souhaiter. On apprend pleins de trucs qui permettent de réussir mieux plus tard.

Par exemple,

En 2005, j’ai explosé 5000€ en 1 mois au Japon.

En 2006 j’ai échoué à un concours pour une bourse d’études de 5 ans au Japon. J’ai néanmoins rencontré d’autres français qui avaient le même projet. J’ai constaté l’écart considérable que je devais combler pour arriver au Japon.

En 2007, je me suis retrouvé sans le sous au Japon pendant deux semaines. J’ai survécu. J’ai appris comment me débrouiller au Japon, si je me retrouverai à la rue. Et du coup, je n’ai dépensé que 2500€ pour 2 mois au Japon… 400% d’économies par rapport au premier voyage (un peu contraint et forcé mais c’est le résultat qui compte LOL).

En 2008, petit voyage de deux semaines, (1500€).

En 2009, j’ai trouvé un stage, le dernier jour… 31 août. Alors que j’avais commencé à chercher un stage en décembre 2008. Tout le mois de septembre, je suis resté au Japon faire mon micro stage. (2500€)

Et toutes ces expériences accumulées, m’ont aidé à finalement trouver un emploi en 2010, trois mois après être arrivé, avec un budget de 2500€… Avec cet emploi, j’ai obtenu un visa de travail me permettant de rester. Et depuis, je suis au Japon.

Donc même si j’ai dépensé 11 500€ de 2005 à 2009 en voyage au Japon. Avec pas mal d’aventures, de bizarrerie, de fou rire, et parfois de joues creusées par la faim…

C’est ce qui m’a permis de réussir au final.

Ce que je veux vous transmettre. C’est que même si ça ne marche pas du premier coup, tant que vous n’abandonnez pas. Vous aurez appris des choses, vous aurez acquis des expériences qui vous permettront de réussir par la suite.

La plupart des gens voient l’échec et la réussite comme deux chemins séparer. Alors qu’en réalité, c’est la même route. Et les échecs font partie des étapes pour y arriver.

Et c’est ce que je vous souhaite. Non pas pour le statut (Hey je suis au Japon et pas vous ! — ça tout le monde s’en fou). Mais pour voir la personne que vous allez devenir.

La chance ne vient qu’en travaillant, qu’en essayant. Ceux qui croient qu’elle tombe plus chez certains que d’autres, sont souvent ceux qui ne mouillent pas le maillot, ou pas comme ils le devraient.

Si vous mouillez le maillot, la chance viendra pile poil au moment où vous vous attendrez le moins.

La seule personne qui nous empêche de réussir au fond, c’est nous même.

Ce sont les limites que l’on se met dans la tête. Et qui nous paralysent, nous empêchent de tenter…

Pour résumer :

  1. Faire un plan
  2. Pousser les portes, rencontrer des gens
  3. Avoir confiance en vous, en passant à l’action
  4. Échouer, c’est avancer et non reculer
  5. Personne ne peut vous arrêtez, sinon vous-même.

J’ai un ami qui vit au Japon depuis bientôt 4 ans. Avant de venir au Japon, il était gardien de gymnase à mi-temps, gardien d’école une fois les élèves sortie, entre autre…

Aujourd’hui, il travaille dans l’import-export avec un visa de travail en bonne et due forme. Avec pour seul diplôme un CAP mécanique. Et pour ceux qui se disent qu’ils n’ont pas la bonne couleur de peau… il est noir.

Il est venu au Japon d’abord avec un Working Holiday. Ça n’a pas marché.
Il a rien lâché. Il est retourné bosser en France pour économiser, pendant un an, et est revenu en force avec un visa étudiant.

Une semaine avant la fin de son visa étudiant, il passe un nième entretien. C’était sans doute sa dernière chance. Il reçoit la réponse de l’entretien le dernier jour de validité de son visa étudiant.

Le jour même il va déposer un dossier à l’immigration. Il obtient une extension de visa sous forme de visa touristique. Et 2 semaines plus tard, il obtient son visa de travail de 3 ans, « Specialist in Humanities ».

Pour moi, c’est une légende vivante. Avant lui, je savais que c’était possible de réaliser l’impossible. Mais je me disais toujours que c’était pour les autres… jusqu’à ce qu’il me prouve le contraire.

Vous vous dites peut-être que c’est une exception. Et c’est peut-être le cas. Le seul moyen de le savoir c’est de venir et de le faire.

Si lui, d’autres et moi-même ont réussi. Je suis convaincu que vous le pouvez aussi.

Une fois que vous avez un plan, une fois que vous rencontrez des personnes qui vont vous motiver. Une fois que vous avez mouillez le maillot jusqu’à ce qu’il soit dissout dans l’eau. Vous verrez que TOUT EST POSSIBLE.

Bon j’ai vraiment trop parlé aujourd’hui.
Si vous voulez allez plus loin et piocher dans tous ce que j’ai appris au Japon. Vous avez encore accès au Pack – Réussir au Japon.

C’est une librairie de formations pour vous aider à réaliser la même chose. En vous basant sur mon expérience et celles d’autres qui ont réussi avant vous.

Peace & Action
(。•̀ᴗ-)و ✧

Wilde.

Pour vous aider à bien démarrer ou progresser dans votre l’apprentissage du Japonais. Je vous offre ce livre, (normalement vendu 2,99), dans lequel j’aborde les 4 piliers pour apprendre le japonais en autodidacte.

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Le truc c’est de lire, et ensuite d’appliquer.
J’ai essayé de rendre la lecture facile et le plus intéressant possible.

J’espère que cela vous permettra de passer à un autre niveau. Ayez confiance en vous!

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Passez à l'Action, rester productif et motivé pour transformer vos projets au Japon en réalité. Tous au Japon!