JAPON : La fièvre du trading

En ce moment, c’est chaud bouillant, tout monde vous parle de Bitcoin.
Au Japon, on voit même des pubs dans le métro, à la TV, dans les journaux de sports.., partout.

Je pense qu’il y a deux choses, la première c’est que mon esprit est surement conditionné à entendre ce mot.
Comme lorsque vos parents achètent une nouvelle voiture, soudainement on en voit partout, on se dit putain, je ne voyais pas autant de Passat (ou autre) que ça avant ?

Résultat, quand notre attention est concentre sur un point, le cerveau élimine le reste et surligne la chose sur laquelle on porte notre attention.

La deuxième chose ce sont les émotions. Quand on acquiert quelque chose, que ce soit du bitcoin, un iPhone, une paire de gants, un bonnet ou autre, on porte son émotion sur cette chose.

Vous achetez un bonnet qui vous couvre bien les oreilles, qui vous plait, vous aurez plus de mal à vous en détacher ou à le jeter que si c’est le bonnet de quelqu’un d’autre * (même si c’est le même bonnet)*.

Quand on a des vêtements qui nous plaisent, même s’ils ne sont plus à la mode, même s’ils sont un peu troués ou quoi, c’est toujours plus difficile de s’en séparer, alors que si ce sont les vêtements de quelque d’autres, hop poubelle, on en rachètera un autre.

Pour les objets électroniques que l’on touche des centaines de fois par jour, c’est encore plus vrai. Oui, il y à le fait qu’ils détiennent des informations critiques, – compte en banque,
carte de crédit,
mots de passe,
clés d’identifiants,
photos,
vidéos,
emails pour le boulot,
compte LINE,
WhatsApp pour rester en contact avec la famille, les amis.

Nos smartphones sont devenus une super extension de nous-même. Auparavant, on avait le portefeuille, l’agenda, le carnet de contacts, les cartes de crédits, les chéquiers tout ça séparément, aujourd’hui tout tient dans une petite moyenne poche.

Donc forcément quand on oublie son téléphone au taf, comme ça m’est arrivé hier, on y retourne le soir même, même si on travaille le lendemain… Car on est attaché à ces machines, on les possède, mais elles nous possèdent aussi.

Alors que si c’est le téléphone de quelqu’un d’autre… mouais quelqu’un a fait tomber son téléphone, pas de chance pour lui. On s’en fou un peu quoi.

Donc on a ces bais cognitifs et émotionnels,
1. le biais d’attention.
2. Aversion à la dépossession.

Quand vous commencez à vous intéresser aux crypto monnaies, vous découvrez qu’il n’y a pas que le bitcoin. Il y a tout plein de crypto monnaies alternatives, communément appelées « ALT coins ».
Il y a même un marché pour ces coins, vous pouvez acheter et vendre, vous pouvez trader…

Je me suis amusé à trader ces derniers jours. Je vous dis tout de suite, j’ai perdu des sous. Pourquoi ?
A cause de mes émotions…

Les marchés bougent comme un pendule émotionnel. D’un côté vous avez la peur, et de l’autre l’appât du gain.
– Quand les cours montent, l’appât du gain s’enclenche on achète, car on veut plus, plus, plus.
– Quand les cours descendent, la peur prend le relais, on vend, car on ne veut pas perdre.

La base et ce que tout le monde vous dit,

Acheter BAS, et Vendre HAUT.

Quand vous regardez les courbes, ou les chiffres, alors que vous n’avez encore rien n’investit, c’est facile.

Là ça chute, j’investi.
Là ça monte j’achète.

Le problème survient quand vous avez mis de l’argent sur la table. C’est là que tout se gâte.
Car vous avez acheté, vous possédez la crypto monnaie ou autre. Et comme plus haut, vos émotions prennent le dessus.

Quand vous voyez la courbe, ou les chiffres
– Quand ça monte, votre excitation monte, vous avez le sourire, vous êtes là go, go, go.
– Quand ça descend, l’Alien dans votre ventre vous donne des coups de pied, vend, vend, vend regarde tout le monde vend, ça va se crasher tu vas tout perdre.

Plus vous restez longtemps à voir comment tout descend, et plus vous êtes convaincu que c’est terrible, que si ça se trouve c’est la fin des haricots. (Dit au revoir à tes 100 euros)
Parce que la PEUR de PERDRE est extrêmement plus FORTE que l’APPAT du GAIN.

Vous serez moins tenté de vendre quelque chose que vous possédez à 10 euros plutôt que d’acheter quelque chose de 10 euros.
Parce que vous ne voulez pas PERDRE ce que vous possédez déjà…

Il y a une explication scientifique à cela, l’évolution. L’évolution a fait de la douleur une question plus urgente que le plaisir, car éviter la douleur est la chose qui peut vous garder en vie, pour ensuite procréer.

Il est donc naturel que la peur de perdre soit plus forte que l’appât du gain.
Le souci, c’est lorsque cette peur est irrationnelle, ou qu’elle va à l’encontre de ce qui est logique.
Comme lorsque vous investissez des sous, lorsque vous tradez, tout le monde est soumis aux même émotions.
Les gens ont peur de perdre, ils vendent. Les prix baissent.
Les gens espèrent des gains, ils achètent. Les prix montent.

Pour réussir à vraiment faire des bénéfices constants, et respecter l’adage qui dit :

Acheter quand les prix sont bas, et vendre quand les prix sont haut.

Il faudrait donc agir à l’inverse de ses émotions. Et ça, c’est VRAIMENT CHAUD, c’est un vrai Challenge, parce que ce n’est pas naturel.

C’est pour ça que c’est si difficile d’acheter bas, et de vendre haut. Parce que c’est difficile d’aller contre ses émotions, c’est difficile de les éteindre, de ne pas les écouter, de tourner ou d’appuyer sur le bouton OFF…

Le défi il est là en fait. Arriver soit à contrôler ses émotions, soit les éteindre (switch OFF), soit faire à l’inverse de ce qu’elles nous indiquent.

Si vous faites ça, vous pouvez vraiment REUSSIR, et pas seulement dans le trading…

Dans la vie de tous les jours, c’est pareil. On veut passer à l’action, mais on peur des conséquences. Cette peur est souvent irrationnelle. Mais elle nous empêche de passer à l’action.

  • On veut aborder un garçon ou une fille dans la rue, mais on a peur de se manger un râteau. Alors qu’en réalité, se manger un râteau ça ne va pas vous tuer
  • On veut poser une question sur un point simple mais qu’on n’a pas compris. Mais on a peur de la poser, car on va passer pour un idiot. Alors qu’en réalité, l’idiot, c’est celui qui se tait.
  • etc

Lorsque vous arrivez à appuyer sur le bouton OFF de la peur, vous vous découvrez de nouveaux pouvoirs.

Quand on n’arrive pas à se réveiller le matin, quand on n’arrive pas à bosser, à étudier, ou faire ce qu’on veut vraiment faire. C’est un scénario similaire.

Le cerveau privilégie les récompenses immédiates, ce qui lui fera plaisir maintenant, tout de suite, ce qui est facile pour lui.
Appuyez sur le bouton snooze,
une vidéo YouTube,
Instagram,
un paquet de chips,
répondre à un ami sur WhatsApp,
etc.

On est attiré par ce qui est facile, par le plaisir immédiat que cela procure, ou pour éviter la souffrance de faire ce qui est chiant et pénible.

Mais si vous arrivez à trouver votre bouton EMOTION OFF et à appuyer dessus, vous allez faire ce que vous évitez de faire.
– Vous allez apprendre le japonais,
– faire vos CV, postuler,
– appeler les boites,
– les agents de recrutements,
vous allez le faire.
Et en le faisant, vous allez progresser et avancer vers la réalisation de vos objectifs.

Ce n’est pas FACILE, Ça n’arrivera pas du jour au lendemain, vous aurez des hauts et des bas. Mais avec de la persévérance, les hauts surpasseront les bas. Vous vous connaitrez mieux, et vous serez plus en contrôle.

C’est une question de pratique. Il faut le faire. C’est tout.

(C’est ce que j’ai fait le lendemain et j’ai récupéré les 100 euros YOUHOU… bon maintenant je ne touche plus…on verra d’ici 2020*).

Pour aller plus loin voici un petit truc que vous pouvez faire pour juger si votre peur est justifiée ou non

Peace & Action
(。•̀ᴗ-)و ✧

Wilde.

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